Anna, en clair-obscur

10 novembre 2012

Le temps commence à passer maintenant depuis qu’Anna est morte.

Forcément la vie continue. Un peu plus mélancolique, parce que, comme à chaque fois que l’on perd un être cher, on n’a pas su répondre à l’absurde, à l’insupportable du « plus jamais » : plus jamais je ne rirai avec Anna, plus jamais Anna ne prendra sa fille dans ses bras.

Cette fois-ci sûrement, il est un peu plus difficile de faire face à l’insondable : Anna est morte à 30 ans en laissant une petite fille de 6 mois. Comment accepter cette vérité, la surmonter ?

Un moment, je me suis repue des nombreux messages de tristesse qui ont afflué sur facebook à l’annonce de sa mort. Comme si cette tristesse exprimée par les autres pouvait alléger la mienne de tristesse, pouvait prendre sa place. Mais déjà 24h après la stupéfaction de la nouvelle, ma page d’accueil est passée à autre chose, l’hyper communication fluctuante de nos vies politiques a repris ses droits, il y a toujours une actualité plus brûlante à partager et des états d’âme plus urgents à étaler.

Donc, comme les autres désormais, je devais me retrouver seule avec cette tristesse et ces questions sans réponse. Alors, j’ai eu envie de silence, envie de me réfugier dans mes souvenirs avec elle, dans ces images qui me submergeaient où elle était là, bien vivante, où j’avais pu profiter de sa présence, où nous avions partagé des moments de vie, complices et joyeuses. Envie de retrouver des photos et de me rejouer la scène pour que, encore un peu, je puisse croire qu’elle était présente quelque part, que tout cela était encore bien réel, puisque tout cela l’avait été.

Au-delà de la tristesse, au-delà du manque, comment faire pour que ce ne soit pas complètement vrai, complètement et irrémédiablement le vide, comment faire pour qu’elle vive encore un peu, pour ne pas la laisser partir vraiment, vraiment complètement ?

Parler d’elle, lui rendre hommage. Faire le récit d’Anna. Raconter ce que l’on sait d’elle, pour que son empreinte indélébile continue à diffuser sa lumière naturelle.

Que reste-t-il d’une vie quand on meurt à trente ans ?

Anna était la maman d’une petite fille, Flora. Flora est, pour toujours et à jamais, la fille d’Anna Blum. La magie des gènes fera que certainement Flora lui ressemblera, d’une manière ou d’une autre. Sa mémoire sensorielle a du imprimer les premiers regards, les premiers sourires, des mots, des câlins, un timbre de voix. Mais Flora est si petite et elles ont eu si peu de temps ensemble.

Anna laisse derrière elle une thèse en histoire, brillante, des textes d’une formidable érudition, quelques années d’enseignement. Je la revoie le jour de sa soutenance de thèse, faire vivre avec passion la diplomatie française en Italie à l’époque de Richelieu et Mazarin ! L’intelligence en partage.

Elle laisse aussi le souvenir d’une militante engagée, d’une femme de convictions, d’une battante. Beaucoup ont rappelé déjà les souvenirs de combats communs, l’engagement européen, réformiste, le militantisme dans la section du 5è.

J’ai connu et aimé Anna en marge de ces combats communs justement. Un peu plus qu’en marge, en recul même. J’ai connu d’elle une formidable humanité à travers nos moments de franche rigolade, à travers sa cuisine et ses rêves de vie tranquille.

La première fois que j’ai entendu parler d’Anna, c’était par la politique forcément, ces fameux combats communs et l’appartenance à un même groupe. Mon copain Pierre Kanuty m’avait dit  « dans le 5è pour les municipales, on a une jeune femme très bien, Anna Blum ».

Je n’ai su que plus tard les tenants et les aboutissants qui ont fait que finalement Anna n’a pas été la « solution » retenue pour les municipales dans le 5è et quels ravages cela avait entrainé.

Et puis, j’ai rencontré un homme dont je suis tombée amoureuse. Et cet homme m’a dit un jour, « Anna Blum c’est ma super amie ». Alors j’ai connu Anna en tant que « super amie ». Peu de temps après ce combat perdu dans le 5è.

Lors de nos rencontres, nous parlions politique, forcément. Mais vite, j’ai perçu chez Anna plus qu’une volonté de recul, un certain écœurement. Le doute de celle qui a connu de près la violence et le cynisme assumés d’un combat malhonnête. Est-ce si anecdotique, est-ce même si « normal » de s’en prendre plein la tête sans rechigner ? Oui, dans un monde qui nous enjoint, pour réussir, à devoir encaisser les coups. Anna, en filigrane, je l’ai très vite senti, lorgnait au-delà de ce monde et de ses coups durs. Alors, pendant que nos maris, inlassablement, refaisaient l’appareil du parti, nous nous en éloignions et nous livrions avec délice à maints commérages et autres portraits acides. Nous aimions repeindre ce monde aux couleurs de l’ironie, de blagues grivoises et de cancans. Oh ! Ce n’était jamais bien méchant mais toujours incisif, mordant. Anna était si vive, si drôle.

Dans ces moments, elle avait la voix qui partait très vite, très fort, très haut dans les aigus, une voix généreuse, mal contenue, qui s’envolait dans ses éclats de rire et ses coups sur la table pour marteler ses propos. Surprenante et irrésistible gouaille. Pendant nos rencontres, nous aimions faire du bruit, toutes les deux, portées par son humour et ses piques réjouissantes.

Anna venait du Nord mais elle diffusait une chaleur toute méditerranéenne.

C’était une bonne vivante, elle était gourmande et gourmette. Anna aimait recevoir, elle aimait cuisiner pour les autres, généreuse et conviviale. Quand je m’extasiais de son saumon mariné, de ses vérines, de son gigot d’agneau, elle relativisait toujours, modeste, et proposait ses recettes.

Anna savait bien boire. Lors de l’une de nos premières soirées, nous avions enchainé les shots de vodka, toutes les deux en même quantité et au même rythme. Assez rapidement, je me suis retrouvée dans un piteux état sur les trottoirs de la rue Mouffetard, tandis qu’elle,  toujours digne, debout et attentive, me rassurait et me donnait des conseils pour surmonter ma cuite. Longtemps, au souvenir de cette soirée, elle ironisait sur sa constitution physique qui lui avait permis de si bien tenir ce soir-là !

La dernière fois que j’ai vue Anna, pourtant malade et fatiguée, elle avait tout de même tenu à nous « recevoir » vraiment, préparant un apéro avec quelques blinis, tarama et tapenade. Parce que, même malade et fatiguée, pour Anna, il fallait continuer à vivre à travers ces moments de partage, d’amitié, de convivialité.

Un jour, mon mari lui avait dit que « tout le monde devrait avoir droit à  2 minutes d’Anna Blum par jour ».  Pour son amour de la vie si communicatif, pour rire avec elle, pour profiter de sa culture si foisonnante.

Juste avant que la maladie ne se déclare, Anna nous avait parlé de leur projet à elle et Jean-François de partir vivre en banlieue. Elle racontait avec enthousiasme les pavillons de la cité-jardin à Gennevilliers. C’est là qu’elle s’imaginait élever son enfant, recevoir ses amis. C’est de là, qu’elle se voyait partir tous les matins pour enseigner dans un établissement des Hauts de Seine où elle avait été affectée, s’adonner pleinement à son métier de professeure d’histoire.  Formidable courage que de vouloir s’éloigner, un temps du moins, de cette vie militante qui abîme autant qu’elle construit. Formidable volonté que de penser la vie autrement, hors des sentiers si connus, parsemés de tant d’amis.

Rattrapée par la maladie, Anna n’aura pas eu l’occasion de réaliser ces projets, de gouter à cette vie paisible qu’elle espérait. C’est pourtant ainsi que j’aime aujourd’hui l’imaginer.

Anna avait choisi comme dernier profil de facebook, l’émouvant tableau de Georges de La Tour : Le nouveau-né. En regardant la lumière de cette chandelle illuminer ce nourrisson, je me suis souvenue d’une photo d’Anna, autoportrait devant un miroir dans la pénombre, le flash de l’appareil étant la seule source de lumière de l’image. Magie et élégance du clair-obscur qu’Anna cherchait à recréer.

Magie et élégance d’Anna, dont la lumière éclairait le monde, comme une forme de grâce qu’elle irradiait, une force de vie, qu’elle continuera à diffuser, pour ceux qui l’ont connu, qui l’ont aimé, qui ont milité à ses cotés, qui ont gouté ses succulents repas, ri de ses posts facebook et de ses saillies hilarantes, pour les supers amis que la politique éloigne, pour ses parents, son mari et sa fille.

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A Paris, en vélo…

18 avril 2012

A partir du 23 avril, à l’heure où je l’espère, les français auront donné l’impulsion d’un véritable virage à gauche pour le pays, la Ville de Paris expérimente dans deux quartiers du 10è (Verdun et Lancry) le « tourne à droite » pour les vélos.

Malgré son appellation, cette mesure s’inscrit parfaitement dans la politique menée depuis 2001 par Bertrand Delanoë et que nous déclinons dans le 10è avec Rémi Féraud : elle vise à faciliter et surtout rendre plus lisible les circulations cyclistes.

J’ai déjà parlé dans ce blog de notre responsabilité politique à réduire la circulation automobile à Paris. Tout ce qui va dans ce sens va dans le bon sens.

De nouveaux panneaux autoriseront donc les cyclistes à tourner à droite ou à aller tout droit à certains feux rouges, lorsque les conditions de sécurité le permettent, conformément à l’arrêté  du 12 janvier 2012.  Les cyclistes murmureront alors qu’ils le « faisaient déjà ». Peut-être, mais en établissant des règles claires et connues de tous, cette mesure va dans le sens d’un meilleur partage de l’espace public, d’une meilleure cohabitation entre les différents usagers. Il ne s’agit plus ici d’être un cycliste qui grillera un feu rouge parce que c’est pratique mais un cycliste qui, dans le respect de la réglementation, profitera des possibilités de circuler avec fluidité en devant, toujours, céder le passage aux piétons, définis comme prioritaires.

Au titre de ma délégation d’élue aux transports et à l’espace public, je sais comme le partage de l’espace public est souvent mal compris, parfois difficile, voire même créateur de tensions et de dangerosité.  Je m’agace moi-même à voir encore trop souvent des vélos rouler sur les trottoirs.  Favoriser un mode de circulation douce ne peut pas vouloir dire faire n’importe quoi à vélo.

Mais je sais aussi que les accidents graves de la circulation sont toujours le fait de véhicules motorisés (2 roues motorisées, voitures, camions).

Le bilan des double-sens cyclables aménagés en 2010 dans les zones 30 atteste que l’impression de dangerosité et le nombre croissant des cyclistes ne s’est pas traduit dans les faits par un surcroit d’accident. Annick Lepetit, adjointe au maire de Paris, vient de rendre publique cette étude réalisée par la Ville et validée par la préfecture de police : bien connus des parisiens, largement utilisés par les cyclistes, ils n’ont pas eu d’impact sur l’accidentologie dans les zones 30. Au contraire, il a été observé une réduction de la vitesse des véhicules, ce qui améliore la sécurité pour tous et permet un partage plus apaisé de l’espace public.

Il convient donc de poursuivre l’effort pour accompagner l’essor des déplacements à vélo dans Paris.

Dans le 10è, nous avons souhaité, après concertation avec les conseils de quartier et les associations cyclistes, et dans le cadre du plan vélo adopté en 2010 par la Ville de Paris, aménager des double-sens cyclables en dehors des zones 30 de manière à organiser un véritable réseau cyclable dans l’arrondissement et à relier les quartiers entre eux. La rue Eugène Varlin a été aménagée de cette façon en 2011, la rue Vicq dAzir le sera en 2012.

De même que pour les double-sens cyclables, les services de la Ville de Paris en lien avec la Préfecture de Police, observeront finement les pratiques des usagers pendant l’expérimentation du « tourne à droite »  afin de préparer un déploiement progressif dans d’autres quartiers.

Paris est une ville dense, survoltée, en activité continue. C’est le souhait des parisiens de pouvoir y vivre aussi tranquillement, de pouvoir y circuler plus doucement, y respirer plus sereinement. Mais cela ne pourra se faire, qu’avec une vigilance nouvelle de la part de tous et un plus grand respect des uns et des autres, et tout particulièrement des usagers les plus fragiles, les seniors, les personnes à mobilité réduite, les enfants.

C’est l’un des enjeux d’une Ville de demain, à la circulation apaisée et mieux partagée.

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François Hollande, une parole authentique

11 avril 2012

Le clip de campagne de François Hollande me colle la patate. L’énergie, la niaque. J’y retrouve le souffle du Bourget, l’expression du rêve français, celui de l’égalité et de la justice retrouvées.

Le clip sur fond de musique rap réalisé à l’occasion de la visite de François Hollande en banlieue me colle des frissons, un pincement d’émotion. J’y vois de l’humanité, du respect, de la proximité. L’espérance d’une société partagée, apaisée, d’une jeunesse qui croit à nouveau en son avenir.

Depuis plusieurs mois maintenant, depuis les Primaires citoyennes, François Hollande offre au débat politique une autre manière de dire le monde. Depuis son discours fondateur du Bourget, il a trouvé le ton juste, l’expression adéquate, la voix cohérente qui donne sens et légitimité à l’action politique. Un souffle singulier, une espérance commune.

Il résiste à la « dictature de l’urgence », refuse la tyrannie de l’instant, incarne parfaitement l’anti-sarkozysme jusque dans le rythme de sa campagne.

Depuis la présentation de son programme, au mois de janvier, il a décliné, discours après discours, ses propositions sur la santé, l’éducation, la sécurité, la décentralisation, les Outre-mers… Il a maintenu son cap, avec détermination et sans sensationnalisme, celui d’une crédibilité qui repose sur le rétablissement des comptes publics, une fiscalité plus juste et des priorités définies dans les dépenses publiques, au premier rang desquelles, l’éducation, priorité d’avenir s’il en est.

Il résiste à la dictature de l’autoritarisme. En parlant très tôt de démocratie sociale, en proposant d’organiser des concertations avec les partenaires sociaux sur la réforme de la fonction publique, la réforme des retraites, la sécurisation des parcours professionnels. Il sait à quel point gouverner, ce n’est pas se comporter comme un petit chef ou un petit tyran mais « conduire un peuple avec son assentiment » (Cynthia Fleury).

Il place sa campagne sous les auspices du renouveau démocratique, de la confiance retrouvée en la parole politique. Par une méthode – annoncer très tôt son projet, s’y tenir, le décliner, proposer une feuille de route pour dire ce qui sera fait dans les 6 premiers mois de son mandat – et des propositions concrètes – réduire le salaire du chef de l’état, garantir le non-cumul des mandats, rendre des comptes tous les 6 mois de son action, en présentant lors d’une conférence de presse l’évaluation  des résultats par rapport aux objectifs.

François Hollande trace son chemin, avec dignité, responsabilité et courage. Il assume les aspects techniques et rationnels de son discours, car ils sont nécessaires pour réformer et les incarne comme l’expression de son authenticité. Point besoin d’émotionnel ou de lyrisme pour être authentique. Il suffit d’y croire, comme le dit le philosophe Emerson, « croire votre pensée, croire que ce qui est vrai pour vous dans l’intimité de votre cœur est vrai pour tous les hommes c’est là le génie. Exprimez votre conviction latente, et elle sera le sentiment universel ; car ce qui est le plus intime finit toujours par devenir le plus public. »

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Place Madeleine Braun : le Printemps, c’est maintenant !!

9 avril 2012

Au cœur de ce printemps politique âpre et déterminant pour l’avenir de notre pays, la mairie du 10è continue à agir pour rendre la ville plus belle et plus agréable pour tous.

Le réaménagement de la Place Madeleine Braun permet aux habitants de se réapproprier cet espace en plein cœur du 10è, face à la Gare de l’Est et au couvent des Récollets.

Nouvel espace végétalisé, nouvel espace de respiration, les passants pourront emprunter l’allée centrale au milieu des parterres fleuris ou s’asseoir sur l’un des deux bancs, pour profiter enfin de la floraison magnifique des grands arbres, les conducteurs de deux-roues (vélos et motorisés) bénéficieront quant à eux de 25 places de stationnement supplémentaires.

Depuis 2008, l’équipe municipale s’est engagée à améliorer les abords immédiats de la gare de l’est avant, nous l’espérons, un réaménagement plus global et plus profond. Cela a commencé l’hiver dernier avec l’aménagement d’îlots et l’élargissement de certains trottoirs pour sécuriser les traversées piétonnes. Il a fallu ensuite organiser le déménagement de l’entreprise Fayolle, concessionnaire des travaux dans le 10è, qui depuis des années,  avait installé place Madeleine Braun sa base vie de chantiers (vestiaires et sanitaires pour les ouvriers, stockage du matériel). Ce ne fut pas chose facile dans un arrondissement aussi dense, personne ne souhaitant voir s’installer des baraques de chantier en bas de chez soi !

Pendant ce temps, nous engagions une discussion avec les conseils de quartier limitrophes de la place et le groupe de travail « Gare de l’Est » pour finaliser le projet proposé par les services des espaces verts et de la voirie de la Ville.

La place Madeleine Braun a découvert ses nouveaux atours avec les premiers soleils du printemps. L’occasion également de prendre enfin le temps de rendre hommage à celle qui lui donne son nom. Une femme engagée, militante anti-fasciste, résistante, journaliste pendant la guerre, Madeleine Braun, première femme vice-présidente de l’assemblée constituante (élue sur la liste communiste), est intervenue dans les débats parlementaires sur l’égalité des femmes, la liberté de la presse, le cinéma français, etc. Belle résonance avec notre actualité politique…

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Gardons le cap !

5 décembre 2011

Les militants socialistes de la 5è circonscription n’auront finalement pas eu l’occasion de désigner leur candidat pour les législatives de 2012.
J’ai entendu les regrets, voire l’amertume de certains. Je ne partage pas ces sentiments alors même qu’en tant que candidate, j’étais engagée pleinement dans ce processus de désignation. J’éprouve davantage la déception.
Déception de ne pas avoir eu le droit de mener jusqu’au bout une démarche qui avait pourtant suscité l’adhésion. Que me soit ici permis de remercier tous les camarades qui ont participé activement à ma campagne ou qui m’ont simplement témoigné leur soutien.
Déception quant à certaines décisions qui conduisent, à Paris, à des situations de cumul, y compris dans le temps, et de non-progression de la parité.
Le bureau national a choisi d’intervenir dans notre circonscription. Cette intervention a pris la forme d’une « réservation diversité » et finalement la désignation de Seybah Dagoma comme candidate. C’est pour cette raison que je n’ai ni regret ni amertume : l’objectif de « diversité » coïncide parfaitement avec l’exigence démocratique que j’ai voulu porter pendant ces mois de campagne ; surtout, je connais Seybah de longue date, nous avons beaucoup milité ensemble, et je suis fière qu’elle porte les idées socialistes à l’assemblée nationale. J’ai la certitude qu’elle sera une excellente députée, à l’écoute de ses électeurs, volontaire et indépendante.
La Droite a failli, et pourtant rien n’est encore gagné en 2012. En jouant sur les peurs, en suscitant la méfiance et le repli, Nicolas Sarkozy peut encore l’emporter. Toute notre énergie doit désormais être orientée vers la victoire de la Gauche, à la présidentielle derrière François Hollande, puis aux législatives. Après quelques semaines laborieuses mais nécessaires, le Parti socialiste et ses partenaires sont maintenant en ordre de marche, prêts à porter haut les couleurs de la Gauche. Je m’engagerai totalement derrière François Hollande puis derrière Seybah Dagoma pour donner un nouvel horizon aux Français.
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Toujours moins de voitures dans le 10è

25 novembre 2011

C’est le titre de l’article de l’Express que vous trouverez ci-dessous. J’ai en effet souhaité faire passer ce message qui correspond à notre politique des transports à Paris. A lire aussi, un point sur la place de la République et la mise en double sens des Grands Boulevards.

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Réponse à l’appel de militants pour une candidature politique et collective

16 novembre 2011

Suite à l’interpellation des candidat-e-s à la désignation socialiste dans la 5è circonscription par des militants, j’ai formulé la réponse ci-dessous.


A Paris, le 15 novembre 2011

Chers camarades,

Permettez-moi tout d’abord de vous dire que je partage votre aspiration démocratique et votre demande de débat. Je tiens ici à y répondre.

Prendre la question des législatives au sérieux
C’est ce que j’ai fait en préparant ma candidature bien en amont des investitures. Je crois que ce temps est nécessaire pour construire une candidature, que l’on ne s’improvise pas candidat en fonction de son humeur ou des opportunités politiques. Je crois également que ce temps est celui qu’exige le débat idéologique que vous appelez de vos vœux.

Être députée ? Pourquoi faire ?
J’ai décidé de rendre publics mes engagements et mes idées grâce à un blog dès lors que j’envisageais de solliciter le suffrage de mes camarades. En effet, comment leur demander de me faire confiance sans leur donner à voir quelle députée je pourrais être ? J’ai fait le choix de publications régulières mais espacées, environ une par mois. Je revendique l’intérêt de prendre son temps, de ne pas écrire sous la dictature de l’urgence, la pression de l’actualité. C’est ainsi que je conçois le travail parlementaire : plutôt que les réactions sensationnelles et l’inflation législative, je veux prendre le temps de traiter les problèmes de manière radicale, c’est-à-dire à la racine. Je n’ignore pas les contingences liées notamment au rythme de l’économie mais je crois qu’un meilleur équilibre est possible entre court et long terme.

Une députée au service d’un collectif (Lire la suite…)

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Une candidature socialiste pour la 5è circonscription !

14 novembre 2011
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Cher-e-s camarades,

Vous serez peut-être amenés, les 1er et 2 décembre, à désigner votre candidat-e pour l’élection législative dans la 5è circonscription qui réunit les 3è et 10è arrondissements.

Peut-être ? Oui, car vous avez pu le lire dans la presse, cette circonscription est particulièrement concernée par un accord avec Europe Ecologie Les Verts. Les sections du 3è et du 10è arrondissement ont adressé cette semaine un courrier aux responsables nationaux de notre Parti pour leur dire notre volonté de pouvoir présenter une candidature socialiste à cette élection. J’ai fortement soutenu cette démarche et j’espère que vous aurez effectivement l’occasion de voter et d’exprimer votre préférence pour l’une des candidatures socialistes.

Pour ma part, cela fait plus d’un an que j’ai alerté sur l’importance de préparer localement cette élection dans la clarté, la transparence et le respect du débat démocratique. C’est dans cette perspective que dès septembre 2010, j’ai fait part de ma candidature à la désignation au député sortant, Tony Dreyfus. Tony a accueilli avec respect ma démarche car je crois que nous partageons un souci de l’honnêteté dans le débat politique. Il m’a alors annoncé que lui-même était candidat à sa succession.

Dès lors, j’ai mené ma campagne de manière très ouverte, expliqué ma démarche aux élus et aux militants du 10è arrondissement.

J’ai également saisi l’opportunité de travailler à l’échelle de la circonscription en proposant ce débat à nos camarades du 3è arrondissement. D’ailleurs, le conseiller de Paris du 3è, Gauthier Caron-Thibault, a accepté d’être mon suppléant.

Dans le même temps, j’ai engagé un travail auprès des instances nationales pour préserver notre circonscription.

Forte de ce parcours, et dans la situation politique fragile de notre circonscription, je vous propose un large rassemblement autour de ma candidature.

Cette détermination et cette cohérence, je les mets au service de ce que je considère comme des priorités politiques au regard des besoins des habitants de la circonscription : l’éducation, le logement, l’écologie urbaine et la démocratie. Le vote que nous appelons de nos vœux sera l’occasion de soumettre plus précisément ces thèmes au débat.

A propos de démocratie, fidèle à mon engagement contre le cumul des mandats, si vous me confiez la responsabilité de défendre nos idées contre la Droite et l’extrême-Droite, je démissionnerai de mon mandat d’adjointe au Maire du 10è.

La démocratie, c’est aussi la manière dont on envisage les débats au sein du Parti socialiste. Le succès des Primaires atteste de notre attachement, de l’attachement du peuple de Gauche, à la discussion. Je n’userai donc d’aucun argument d’autorité, d’aucune démonstration de force qui nous priveraient de cette discussion et préfère faire confiance à l’intelligence collective.

J’ai la conviction que ma candidature construite dans la durée est un élément de stabilité dans un contexte agité.

J’ai confiance en nous pour faire le meilleur choix pour les socialistes et les personnes que nous devons représenter.

Je suis à votre écoute et je vous proposerai très prochainement une série de rencontres dans l’arrondissement.
Amitiés socialistes,
Elise Fajgeles
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Pour l’ouverture du mariage aux couples de même sexe et le droit à l’adoption

6 novembre 2011
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L’une des premières mesures qui devra être portée à l’assemblée nationale si nous revenons au pouvoir devra être l’ouverture du mariage aux couples de même sexe. Il s’agit de défendre nos principes républicains et de garantir l’égalité au sein de notre société.

La revendication de l’ouverture du mariage aux couples de même sexe intervient dans un contexte de lutte contre les discriminations liées à l’orientation sexuelle et d’évolution du sens du mariage.

Le mariage, une idée neuve

La baisse de la nuptialité et la hausse du nombre de naissances hors mariage marquent une évolution radicale dans le sens que les acteurs accordent au mariage : il est désormais une demande de reconnaissance publique d’un sentiment intime. Il n’est plus inscription dans une lignée familiale mais prise de distance avec cet héritage. Et si les mariages religieux subsistent, l’amour reste la religion la mieux partagée chez les époux.

La centralité de l’amour dans le mariage n’est pas incompatible avec le besoin de sécurité, à la fois symbolique et matériel, que confère la reconnaissance publique. Par ailleurs, sans mariage, la singularité du Pacs entre homosexuels reste floue. Pour que le choix du Pacs prenne tout son sens, le mariage doit être possible.

Le mariage entre personnes de même sexe, validation publique de ses choix amoureux (Lire la suite…)

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L’art et la manière

15 octobre 2011
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Dimanche matin, je serai plus que jamais fière d’être socialiste en allant retrouver mes camarades pour installer notre bureau de vote.

Dimanche toute la journée, je serai plus que jamais fière d’être socialiste en accueillant les électeurs nombreux, joyeux et déterminés.

Mais après dimanche, une fois le succès des Primaires confirmé, et une fois notre candidat(e) désigné(e), à qui devra-t-il(elle) parler, quelle sera sa responsabilité pour être à la hauteur de l’espoir, de l’envie et de la confiance qui lui auront été exprimés ? (Lire la suite…)

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